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Peninsule
Ibérique
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En Galice, ce sont les enchoyadas (nom des performances) dans lesquelles des coplas sont chantées ; la regueifa, fête dans laquelle à l’origine on chantait des vers aux fiancés, tandis qu'on buvait du vin et on mangeait un pain appelée regueifa, prix qui gagnait le vainqueur du combat poétique. Les regueiferos (ou cantadeiros) improvisent une copla de quatre vers octosyllabes. L'improvisation de la regueifa galicienne est frappante par sa rapidité et sa spontanéité, exempte d'interludes de musique. Son principale activité se trouve dans le secteur de Bergantiños (A Coruña). |
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Les bertsolaris du Pays Basque sont des pittoresques chanteurs d'une tradition séculaire qui est conservée dans un état très vital. En Euskal Herria, des vieux paysans, mais surtout des jeunes et adultes urbains de Bilbao, Saint-Sébastien et d’autres villes, improvisent en langue basque et utilisent plus de vingt rythmes et une grande variété de formes métriques. Les bertsolaris improvisent sans accompagnement musical. Leurs performances sont généralement des défis entre deux personnes qui font une controverse dialectique, bien que les activités en solitaire soient fréquentes. Il faut aussi souligner le fait d'avoir créé depuis de nombreuses années dans l'Euskal Herriko Bertsozale Elkartea (Association d'Amis du Bertsolarisme). |
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L'improvisation portugaise est ancienne et traditionnelle. Les cantores ao desafio du nord du Portugal chantent accompagnés d’une acdordéon (appelée concertina), et utilisent différents types de strophes octosyllabes : cuartetas, quintillas, sextillas et octavillas. Dans la province de Trass-os-Montes, la chanson improvisée est connue comme "cantigas ao desafio" et ils chantent des quadras. |
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Dans le secteur de l'Alpujarra (Grenade et Almeria), il existe le trovo alpujarreño. Les troveros improvisent des quintillas avec des rimes en assonance ou consonance. Sporadiquement, ils utilisent la decima ou spinelle. Le chante des troveros alpujarreños est une expression de grande intensité, pleine de défis, avec des cris rajaos et des bouleversements corporels avec des racines andalouses profondes qui ont son origine dans le jondo. Toute cette expression a un parent proche beaucoup plus populaire appelée flamenco. |
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En Murcie, spécialement à Carthagène et La Union, la tradition orale en plus d’ancienne maintient son improvisation avec une surprenante parabole d'élaboration. Le trovo murcien est un exercice poétique-musical constitué d’une cuarteta de quatre quintillas (c’est alors le format original de la cuarteta à glose), en plus d’une des principales preuves des concours et festivals du trovo à Carthagène. L'accompagnement musical du trovo murcien est fait avec guitare et chanté avec malaguène, similaire au flamenco actuel, bien qu’apparemment la chanson soit plus semblable à la guajira. |
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L'improvisation orale dans les Illes Balears a été une constante tout au long de siècles. Après un repos, entre les années soixante et les quatre-vingt ( XXème siècle), les "combats de glosadors" ont progressivement récupéré, avec des rythmes différents, un espace dans le tissu socio-culturel. À Minorque, la tâche des "glosadors" (qui chantent accompagnés de guitare), a crée une réalité prometteuse. L'association Soca de mots reunit un group croissant de "glosadors" très actifs. En Majorque, plusieurs glosadors ont maintenu vivante l'improvisation orale. Aujourd'hui, l'association culturelle Est Canonge de Sainte Cirga organise la Mostra de Manacor qui propulse le "glosat" et stimule des jeunes improviseurs. En Eivisse et Formentera, la tradition orale n’est pas si vivante. |
| Bertsozale
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